Projecteur sur une femme de pouvoir !
Fredhy-Armel BOCOVO (Coll)
Nommée le 15 février 2021 à la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iwéala est devenue non seulement la première femme mais aussi le premier cadre africain de l’histoire de l’institution à accéder à cette fonction. Seule candidate restée en lice, après le retrait de la course de sa concurrente, la ministre sud-coréenne du commerce Yoo Myung-hee, le défi majeur de la directrice est grand : dynamiser l’OMC qui, paralysée depuis quelques années, n’arrive plus à jouer son rôle. Même si l’autrice américaine Sarah Chayes a sous-entendu que le choix de la Nigériane a été stratégiquement influencé par sa couleur de peau, cette femme de rigueur de 70 ans, ancienne directrice générale de la Banque Mondiale a du parcours à son actif. Bien qu’elle n’ait pu se faire élire le 16 avril 2011, face à l’américano-coréen Jim-Yong-Kim, à la présidence de cette même institution où elle a travaillé pendant 25 ans, Ngozi Okonjo-Iwéala avait bénéficié du soutien des pays émergents du Brics pour cette cause. Deux fois ministre de l’économie et des finances du Nigéria, deux mois durant chef de la diplomatie de ce pays, elle est l’une des femmes les plus puissantes du Nigéria.