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Réchauffement climatique : l’Afrique, victime collatérale d’une pollution mondiale

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Le réchauffement climatique représente une menace croissante pour l’Afrique, particulièrement vulnérable en raison de sa faible capacité d’adaptation et de sa dépendance aux ressources naturelles. Paradoxalement, malgré une contribution minime aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, elle subit de plein fouet les conséquences du changement climatique.

Arsène AZIZAHO (Collaborateur)

Comparée aux nations industrialisées, les pays africains émettent une quantité relativement faible de gaz à effet de serre. Malgré le fait que le continent abrite 17% de la population mondiale, l’Afrique n’est responsable que de 4% environ des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En effet, ‘‘un Américain moyen produit 14 tonnes de CO2 par an, contre 10 tonnes pour un Européen et moins d’une tonne pour un Africain’’, rapporte Slate. Cette situation est notamment due à une industrialisation limitée et à une consommation énergétique moindre.

Conséquences disproportionnées du réchauffement climatique

Malgré leur faible contribution aux émissions de gaz à effet de serre, les pays africains sont parmi les plus affectés par le réchauffement climatique. Les effets se manifestent par des sécheresses accrues, des inondations, une insécurité alimentaire et des déplacements de populations. Par exemple, en 2024, près de 6,9 millions de personnes ont été affectées par des inondations en Afrique centrale et de l’Ouest. Par ailleurs, ONU Infos rapporte : « Au cours des 60 dernières années, l’Afrique a observé une tendance au réchauffement plus rapide que la moyenne mondiale. En 2023, le continent a connu des vagues de chaleur meurtrières, de fortes pluies, des inondations, des cyclones tropicaux et des sécheresses prolongées. Cette situation aggrave une crise humanitaire déjà désespérée », a déclaré Céleste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM. Ces conséquences illustrent clairement la vulnérabilité du continent aux événements climatiques extrêmes.

Pour l’adaptation et l’atténuation des effets

Face à ces défis, l’Afrique s’engage activement dans des initiatives d’adaptation et d’atténuation. Lors de la COP29 à Bakou, les pays africains ont exprimé leur frustration face aux promesses non tenues des nations industrialisées et ont réclamé des financements adaptés à leurs besoins, estimés à 1 300 milliards de dollars par an jusqu’en 2030. De plus, des efforts louables sont déployés dans certains pays pour promouvoir une « transition énergétique juste », comme en Afrique du Sud, où des fonds internationaux soutiennent la décarbonation de l’économie tout en tenant compte des impératifs sociaux. Cependant, avec le contexte géopolitique actuel sous la présidence Trump et le retrait des USA de l’accord de Paris, les pays africains se voient davantage limités dans leurs actions. A moins que les gouvernants prennent eux-aussi des mesures radicales, vis-à-vis des plus grands pollueurs.

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