Notre histoire politique, au fil des ans, se nourrit d’affaires sordides, de crimes inavouables et de meurtres non élucidés. Curieusement, c’est à l’ère du renouveau démocratique que des personnalités disparaissent ou sont tuées sans que l’on sache à qui demander des comptes. L’esprit criminel qui agit dans les hautes sphères de la République, entre autres, a fait disparaître le Sous-préfet Pamphile Hessou pendant que Nicéphore Soglo était au pouvoir. Il a eu raison de Pierre Urbain Dangnivo et de Bernadette Sohoudji Agbossou sous le magistère de Boni Yayi. Au nom de la raison d’Etat, ses affaires resteront peut-être à jamais classées, “secret défense”. La paix sociale, parfois, s’obtient au prix de curieuses compromissions, négociées entre initiés, dans l’intérêt supérieur de la nation. Comme aime à le dire un apparatchik qui a du répondant, “La loi, c’est comme une toile d’araignée. Elle est supposée attraper toutes les mouches, mais elle laisse passer les grosses mouches”. Manifestement, certaines affaires qui opposent certains hommes, relèvent, en appel, de la justice divine.
Anicet