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Le Centre pastoral Monseigneur Nicolas Okioh de Natitingou abrite du 25 au 28 février 2025 un atelier pour le Diagnostic du système local de sécurité des communes de Bassila, Kouandé, Péhunco et Toucountouna. Initié par leProgramme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en collaboration avec le Gouvernement du Bénin à travers le Projet Régional de Prévention et de Réponse à l’Extrémisme Violent dans le Corridor Atlantique, cet atelier vise à doter ces quatre communes d’un plan local de sécurité. «Et comme vous le savez, le Plan Local de Sécurité, c’est un plan qui fait partie intégrante du Plan du Développement des Communes sous sa rubrique sécuritaire. C’est un instrument dont les communes doivent se doter pour véritablement maitriser la sécurité sur ce territoire. Et le dépositaire c’est le Maire. Parce que la loi autorise le Maire dans sa mission d’assurer la police administrative et ce document, c’est un outil pour promouvoir ce qu’on a appelé la coproduction de la sécurité, la communautarisation de la sécurité. C’est un document qui intègre désormais plusieurs autres acteurs qu’au départ, on a ignoré dans la prise en charge de la sécurité», a expliqué AdamYoussoufou, Directeur Général de l’Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (ABGIEF).
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Ainsi, durant quatre jours, les participants passeront au peigne fin tous les points à prendre en compte pour mieux sécuriser les communes concernées et surtout les personnes clés à impliquer dans le nouveau système sécuritaire à mettre en place. «Il s’agit de faire l’état des lieux de la question sécuritaire au niveau des quatre communes, faire l’analyse SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces) du système de sécurité de chaque commune, identifier les acteurs clés à prendre en compte dans ce processus d’élaboration des plans locaux de sécurité au niveau des quatre communes… », a précisé Docteur Sakinatou Bello, coordonnatrice des Projets Extrémisme violent au PNUD.
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