Hagbè a de nouveau craché du fiel. Dans un discours enflammé, il a sensibilisé les jeunes béninois qui tenaient leur deuxième sommet, sur la nécessité de travailler à la pacification du climat politique. Sans juger de la valeur de son plaidoyer, il serait bien utile de s’interroger sur la comparaison du Bénin de 2025 avec celui décrit par le même Adrien Houngbédji en 2017. Le Bénin est-il toujours un État saccagé, fragilisé, fragmenté, banalisé, descendu de son piédestal et dans lequel tout est à réformer ? Et si les choses allaient de mal en pis, comment aurait-il fallu s’y prendre pour tout réformer dans la République apocalyptique décrite supra, sans faire des mécontents ? L’honnêteté intellectuelle recommande que Adrien Houngbédji qui, somme toute, est une voix autorisée, livre ses observations averties sur ces questions, sans économiser la vérité.
Anicet