(Le développement d’Agnangon prend une nouvelle allure)
Mission accomplie pour Jean-Baptiste Gnonhoué et les membres de l’Association de Développement d’Agnangon Houénoussou (ADAH) sommes-nous tentés de dire. Et pour cause, la mobilisation était forte ce dimanche 30 mars 2025 dans ce village administratif de l’arrondissement central de Zangnanando. A l’origine, la tenue du tout premier congrès ordinaire de cette association.
Tout a démarré par une messe d’action de grâce dite à la paroisse Saint Patrice d’Agnangon. Après le culte, les populations sorties nombreuses, ont rallié la cour de l’école primaire publique de Tokplégbé, lieu retenu pour ce premier congrès ordinaire de l’Association de Développement d’Agnangon Houénoussou (ADAH). Dans la foule, on peut noter la présence des têtes couronnées, des autorités politico-administratives de l’arrondissement central de Zangnanando et de la commune, des fils et filles d’Agnangon et de villages environnants. Au menu des manifestations, les questions touchant le développement du village. C’est justement l’ambition de voir le village sortir de sa léthargie, qui a pensé en 2023, un groupe de jeunes épris de développement, à porter sur les fonts baptismaux un creuset regroupant tous les fils et filles d’Agnangon afin de penser au développement de la localité. D’où la création de l’Association de Développement d’Agnangon Houénoussou (ADAH) présidée par Jean-Baptiste Gnonhoué.Ce dernier, dans son discours pour l’occasion, a dans un premier temps, fait observerune minute de silence en mémoire de l’ancien préfet Firmin Aimé Kouton, des aïeux et des âmes des disparus de toutes les collectivités du village Agnangon, particulièrement aux âmes de Koundé Damien et Hounzandji Valère, avant de repréciser l’objectif de la mobilisation. « Au cours des travaux, nous aurons à vulgariser les textes, mais surtout réfléchir aux voies et moyens pour panser les maux qui minent le développement de notre localité », a précisé le président de l’ADAH. En effet, après sa création en 2023, le bureau exécutif a mené les démarches nécessaires pour la formalisation de l’association. Ce premier congrès est donc statutaire et s’est tenu en respect des textes fondamentaux. Au cours des travaux, les problèmes du village Agnangon ont été portés à la connaissance des congressistes et des autorités. Il s’agit fondamentalement de manque de voie d’accès ; difficultés d’approvisionnement en eau potable ; insuffisance de l’énergie électrique, les problèmes dans les secteurs de la santé, l’éducation dont le manque de clôture pour l’école qui abrite les manifestations pourtant vieille de 54 ans. Face à ces maux, le président Jean-Baptiste Gnonhoué appelle à une union sacrée de tous les fils et toutes les filles d’Agnangon. « Je voudrais dire et insister que nul ne sera de trop pour sortir notre village de sentiers battus. C’est pourquoi à l’instar du symbole du ROI GUEZO, je voudrais nous inviter tous, sans distinction de classe socio-professionnelle, de religion, d’appartenance politique, à une union sacrée autour de la jarre trouée qu’est le village Agnangon, notre seul parti politique ici étant le développement ». Des lauriers ont été tressés au président de l’ADAH pour le respect des textes dont son bureau fait montre. Les manifestations ont pris fin dans une ambiance bon enfant et sur une note d’engagement.