La conurbation de Cotonou compte 2 millions et demi d’habitants. Chacun des habitants considère l’autonomie de la mobilité comme une priorité. Minimum une moto à l’âge de la majorité. Hier, papa, maman et les enfants covoituraient joyeusement. Mais les enfants ont grandi et maman a ses propres obligations professionnelles. Finis donc les projets communs. À chacun sa voiture. Du reste, papa a obtenu une promotion sociale et se contente désormais de pas moins de trois voitures : la rutilante, la balèze et l’utilitaire. C’est Byzance quoi ! Sauf que, désormais, il faut se lever à quatre heures pour espérer arriver en ville à l’heure. Il faut croire que, en l’absence de lignes de voitures électriques et de trains électriques, sans le ballet rythmé de dizaines de bus de transport ponctuels et disciplinés, lorsque Hêvié aura accueilli tous ses nouveaux carrosses, il faudra que les Chinois décident de faire la promotion des taxis volants au Bénin. Autrement, certains fonctionnaires malchanceux, sortis de chez eux à l’aube, arriveront au boulot, épuisés, les nerfs à vif, le moral en berne… à l’heure de la fermeture des bureaux.
Anicet