La télévision Canal 3 et le quotidien Fraternité ont franchi un pas important dans la formation du personnel et la mise en place d’outils de lutte contre les abus de pouvoir, les discriminations ainsi que les violences sexuelles et sexistes. La deuxième phase de la formation qui vient de s’achever, répond aux besoins en matière de management, pour mieux gérer les risques psychosociaux et l’absence d’outils structurés. Les deux médias sont les pionniers et les deux seuls médias du Bénin à bénéficier de cette formation commandée par CFI, présentée par Samsa África et exécutée par Sophie Ekué, experte en formation et conseils. Dans le cadre du développement et de la modernisation du fonctionnement de ces médias, il s’agissait pour les membres du personnel et les dirigeants, de s’approprier les fondamentaux de la lutte contre les abus de pouvoir et notamment les discriminations et violences basées sur le genre.
L’objectif principal étant de garantir à tous les personnels, la sécurité en milieu de travail.
Combattre les stéréotypes
Cela passe par la maîtrise des notions élémentaires acquises au cours de la première session de formation. Entre autres, le concept de genre, les stéréotypes, le sexisme, la violence sexiste ou la violence basée sur le genre (VBG), le harcèlement sexuel, le harcèlement moral, la séduction, la drague, la drague lourde, le consentement, le comportement inapproprié, l’abus de pouvoir, la promiscuité gênante, l’exhibition, l’outrage, l’agression, le viol…
Le fait est que certaines habitudes qui sont a priori banales et paraissent très ordinaires au regard de notre héritage culturel, créent à notre insu, des désagréments qui indisposent fortement certaines personnes. Il s’ensuit que l’ambiance au travail peut en être viciée et le rendement professionnel, sérieusement affecté. C’est pourquoi le deuxième volet de la formation a mis un accent particulier sur l’appropriation par les points focaux désignés, des mécanismes d’intervention dans la prévention et la gestion des cas de violence, lorsqu’ils surviennent, et en fonction de leur gravité.
Des outils d’accompagnement
Les membres du Codir se sont également imprégnés des différents actes à poser dans les différents cas de figures, aidés notamment par une communication qui a fait le point de l’arsenal juridique du Bénin en matière de VSS. Aussi, pour une bonne application des principes étudiés, les différents outils nécessaires ont-ils été adoptés. Ce sont: les différentes fiches de postes pour chacun des membres du personnel, la charte de bonne conduite, et la Flowchart qui établit le processus de signalement. En somme, cette formation ainsi que ces différents outils, viennent contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels, dans un cadre de sécurité psychologique, financière, physique, environnementale et émotionnelle. Le défi étant, à terme, d’en faire des vecteurs essentiels pour l’implémentation de ces notions et principes de lutte contre les discriminations et violences sexuelles et sexistes basées sur le genre au sein de la société.