Les Industries Culturelles et Créatives (ICC) se positionnent comme un moteur clé pour l’économie béninoise. C’est le thème central d’un panel organisé ce mercredi 26 février 2025 au Centre EYA de Cotonou, dans le cadre de la 3e édition du Festival International des Arts du Bénin (FINAB), qui se tient du 21 février au 2 mars 2025.
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Jéconias ADANLE(stagà
Réunissant des personnalités influentes du monde culturel, ce panel a permis d’explorer les enjeux et les opportunités des ICC dans le contexte béninois. Parmi les intervenants, figuraient Mamby Diomandé, fondateur ivoirien du Salon des Industries Musicales d’Afrique (SIMA), William Codjo, Directeur de l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), Colline-Line Toumson-Venite, Chargée de Mission Art et Culture à la Présidence de la République du Bénin, et Dimitrie Fagbohoun, artiste plasticien de renom. Mamby Diomandé a ouvert les discussions en présentant les actions de sa structure, le SIMA, tout en saluant les réformes engagées par l’État béninois pour promouvoir la culture. Il a insisté sur la nécessité de structurer le secteur afin d’en maximiser les retombées économiques. « Les ICC ne se limitent pas à l’art et à la culture. Elles englobent également le tourisme, l’artisanat, le cinéma, la musique, et même le numérique. Il faut créer des synergies entre ces différents domaines pour en faire un véritable moteur de développement », a-t-il déclaré. William Codjo a, quant à lui, mis en lumière les initiatives de l’ADAC visant à professionnaliser les acteurs culturels. « Nous travaillons à mettre en place des formations adaptées, des financements dédiés et des espaces de diffusion pour permettre aux artistes et aux entrepreneurs culturels de vivre de leur travail », a-t-il expliqué. Colline-Line Toumson-Venite a rappelé l’engagement du gouvernement béninois à soutenir les ICC. « Le gouvernement a fait de la culture un pilier de sa stratégie de développement. Des projets comme la construction de nouveaux musées, la promotion de festivals tels que les Vodoun Days et le Festival des Masques, ainsi que l’intégration des arts dans l’éducation témoignent de cette volonté politique », a-t-elle souligné. Enfin, Dimitrie Fagbohoun a appelé à une plus grande implication des artistes dans les prises de décision. « Les artistes ne doivent pas être de simples exécutants. Ils doivent être associés aux politiques culturelles pour que celles-ci reflètent véritablement les réalités du terrain », a-t-il plaidé.
Ce panel a ainsi mis en évidence le potentiel des ICC comme vecteur de croissance économique et de développement durable pour le Bénin, tout en soulignant l’importance d’une collaboration étroite entre les acteurs culturels, les institutions et le gouvernement.