Dans la sérénité et avec méthode, la recomposition du paysage politique est en marche. La machine de la victoire et de la continuité s’installe. Plus de Conseil des Ministres sans nominations alors que, pendant longtemps, elles se sont comptées au compte-gouttes. On ne change pas une équipe qui gagne, avions-nous entendu à la fin du premier mandat. Mais là, les paradigmes ont changé. Une redistribution des rôles s’impose. L’équipe doit être renouvelée et renforcée, en fonction des objectifs électoraux et en tenant compte des affinités avec un successeur identifié. En l’occurrence il s’agit moins de terminer un mandat en beauté que de réussir un passage de témoin comme on n’en pas encore vu depuis le début du renouveau démocratique. “Quand on va vers la fin, on veut que les choses soient bien faites”, a récemment lâché le maître de céans. De fait, le successeur de Patrice Talon se révèle au fil des nominations. À petites touches, il prend inexorablement le contrôle. Et il n’y a qu’à regarder les profils des personnes nommées et leurs postes de destination pour savoir l’identifier. Pas besoin d’en dire plus. Suivez juste mon regard…
Anicet