La troisième journée de l’exposition Patrimoine 2.0 a connu un temps fort ce vendredi avec un masterclass dédié à la place du numérique dans la conservation, la valorisation et la préservation du patrimoine. Organisée au cadre verdoyant du Jardin Botanique de l’Université d’Abomey Calavi , cette session a rassemblé des experts de divers horizons pour explorer comment les technologies modernes redéfinissent les métiers liés au patrimoine.
Une centaine de professionnels, étudiants et passionnés ont assisté à ce panel animé par trois figures clés ,David ghaha photojournaliste Dr. Gérard Kouagou, Enseignant-Chercheur au département d’histoire et archéologie, et Michel Meyer Réalisateur,ensemble, ils ont détaillé les défis et opportunités offerts par la photographie numérique dans la sauvegarde du patrimoine. Dr. Gérard Kouagou a ouvert les échanges en rappelant le rôle central de l’archéologie, « Notre discipline étudie les civilisations disparues à travers leurs vestiges. Elle est un pilier du développement culturel. Aujourd’hui, le numérique nous permet de documenter et de conserver ces traces avec une précision inédite. Par exemple, la modélisation 3D ou les drones préservent des sites fragiles sans les altérer. L’archéologie, en tant que patrimoine matériel, gagne ainsi en pérennité ». D’autres aspects de cet échange concernent la conservation des images, qui jouent un rôle essentiel dans la préservation du patrimoine, comme l’a souligné Michel Meyer. Cependant, force est de constater que la plupart de ces images pèsent , ce qui cause une manque de conservation de quelques archives. Voilà quelques difficultés auxquelles sont confrontés les photographes à l’ère du numérique, particulièrement en matière de conservation patrimoniale.David Gnaha affirme à ce sujet « Il faut garder l’essentiel pour nos générations futures>>.Ainsi, rappelons que la photographie numérique est un outil indispensable pour sauvegarder le patrimoine culturel, à condition que son utilisation soit guidée par une éthique rigoureuse et une vision à long terme. En alliant innovation technologique, expertise scientifique et engagement citoyen, elle peut enrichir l’héritage transmis aux générations à venir. Toutefois, elle ne saurait remplacer la nécessité de protéger concrètement les biens culturels.L’exposition Patrimoine 2.0 se poursuit jusqu’au 4 avril 2025 au Jardin Botanique, avec des ateliers pratiques ouverts au public.