C’est dans l’air du temps. Comme il est de coutume désormais, les premières gouttes de pluie ont relancé le rituel de curage des caniveaux dans les villes qui en sont pourvues. Et bien évidemment, le spectacle des millions de sachets qui s’entremêlent aux couches bébés et autres couches hygiéniques dans une boue noire et puante, est des plus dégoûtants. En vérité, l’homme a cette faculté particulière de polluer tout ce qu’il touche, sans se soucier des conséquences sur sa vie comme sur son avenir. Ainsi en est-il de la sphère publique et de l’environnement politique qui sont chargés d’immondices. Alors que s’annonce un blitz électoral dans le ciel orageux des intérêts politiques, il y a lieu de s’interroger sur l’efficacité de la réforme du système partisan, quant au curage des caniveaux publics et au nettoyage des écuries d’Augias. Et quand bien même, que deviendront les déchets ?
Aniet