De nationalité béninoise, Freedah N’dah a su s’adjuger un renom dans le domaine de la mode et du mannequinat avec à son actif plusieurs couronnes. Elle vise le sommet et rêve des prestigieuses scènes à l’international. Dans cet entretien, le mannequin a parlé de son parcours et dévoilé ses projets.

Dites-nous ce qui vous a poussée vers le mannequinat
Je dirai que mon aventure dans le Mannequinat était par pure et simple curiosité. J’entendais parler de mannequinat autour de moi et un jour, j’ai reçu une affiche de casting de la part d’un proche. J’ai postulé et j’ai été retenue. C’est ainsi que l’aventure a commencé.
Parlez-nous un peu de vos débuts dans cet univers
Il faut quand même reconnaître que mes débuts dans l’univers des mannequins n’étaient pas du tout faciles. J’ai appris dans les larmes et dans la sueur. J’ai rencontré beaucoup de challenges. Mais, j’ai tenu bon. Je me suis fait la promesse de ne pas abandonner avant d’atteindre le sommet.
Quels sont les moments forts qui ont marqué votre parcours dans cet univers ?
L’un des moments forts ayant marqué mon parcours, notamment dans ma carrière professionnelle, a été ma toute première couronne de Top Model KOFA 2019. J’avoue que c’est cela qui a donné le déclic pour le début et ma décision de me lancer dans l’univers de la mode. S’en est suivie ma couronne Miss Africa Golden Afrique 2021 à Lagos au Nigeria. C’est vraiment une étape qui m’a projetée au devant de la scène à l’international. Et après, il y a mon titre de Top Model Univers Afrique 2024 à Istanbul en Turquie.
Comment peut-on comprendre le secret qui a fait de vous une fierté nationale dans le mannequinat ?

Mon Secret, c’est tout simplement le travail, la foi en ce que j’entreprends et la persévérance dans ce que je fais.
D’après vous, ce métier peut-il nourrir son homme ?
Bien sûr que le mannequin peut vivre de son métier. C’est juste que le métier connaît plus de progrès au-delà des frontières nationales. A l’interne, notre art n’est pas encore bien payé. C’est un constat observé aussi bien dans notre pays que dans beaucoup d’autres pays d’Afrique.
Vous est-il arrivé de faire face à des situations de vice et de harcèlement ?
Oui. Je le vis au quotidien.
Comment arrivez-vous à gérer ces situations ?
Ce sont des moments embarrassants que je gère avec diplomatie. Vous ne pouvez pas contrôler le sentiment des gens à votre égard. Par contre, vous pouvez définir les limites et les bases dans vos relations ou vos cohabitations.
Que pouvez-vous dire à ceux qui pensent que ce sont les femmes de mœurs légères qui s’aventurent dans cet univers ?
La mode est un métier noble
Quels sont vos projets ?
Faire les plus prestigieuses scènes internationales à long terme. D’abord, pour cette année, mon objectif, c’est de représenter mon pays le Bénin pour la toute première fois au Concours Miss Grand.
Quel message pouvez-vous laisser à la gent féminine et aux autres composantes de la société ?
A la gent féminine, Rêvons grand et travaillons sans relâche surtout dans le respect de nos valeurs, et soyons dignes. A la société, je dirai que le mannequinat est un métier comme tout autre en dehors des clichés et des stéréotypes.
Par Fidégnon HOUEDOHOUN