
La loi sur la chefferie traditionnelle au Bénin a récemment été adoptée et a suscité de nombreuses questions et réactions parmi les acteurs impliqués. Devant ces inquiétudes, le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a souhaité préciser l’étendue de cette réforme.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, lors du point de presse qui a suivi le Conseil des ministres, cette loi n’a pas pour objectif de faire disparaître des royaumes ou des chefferies traditionnelles. D’après lui, la réforme vise à clarifier et à structurer la reconnaissance juridique de ces entités, dans le but d’assurer une meilleure organisation et un encadrement plus efficace. La loi sur la chefferie traditionnelle a été adoptée par la majorité des députés le 13 mars 2025, ce qui a entraîné des réactions divergentes. Elle est perçue par certains comme une avancée indispensable à la modernisation du cadre institutionnel des chefferies, tandis que d’autres y voient encore des lacunes. Le membre du Bloc Républicain, le député Bako Arifari a notamment mis en évidence l’importance d’éventuelles révisions afin d’améliorer l’application de la loi et de mieux tenir compte des réalités locales. Dans la foulée de l’adoption de la loi, certaines cours royales ont entrepris des démarches pour faire valoir leurs préoccupations. Le 22 mars 2025, une délégation de la cour royale d’Ifangni, conduite par sa majesté Rafiou Adébowalé, a été reçue en audience par le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou. L’objectif de cette rencontre était de plaider en faveur de l’intégration d’Ifangni dans la nouvelle cartographie des chefferies traditionnelles.
En raison de ces diverses réactions et initiatives, il est possible que la loi sur la chefferie traditionnelle soit amendée à l’avenir. Le gouvernement et les parlements restent vigilants face aux inquiétudes des divers acteurs pour assurer une mise en œuvre cohérente de la réforme. Pendant ce temps, l’organisation de la chefferie traditionnelle au Bénin semble prendre une nouvelle direction, où la reconnaissance officielle de ces entités devra s’aligner sur les exigences de l’État moderne.