L’activisme du plus ancien président de l’ère du renouveau démocratique a de quoi dérouter. Acrimonieux et vitupérant un jour, il devient conciliant et même dithyrambique le lendemain, pour renouer le jour suivant avec le paternalisme, les invectives et les menaces vis à vis de son successeur et de sa gouvernance. Alors que le pays avance résolument vers des élections générales, la lisibilité des actions de l’ancien locataire de la Marina est plus que jamais brouillée. En moins d’un mois, on l’a entendu vitupérer sur une radio internationale contre son successeur et désavouer sa gouvernance, pour ensuite lui tresser des lauriers au détour d’une visite dans la cité des logements sociaux à Ouèdo. À croire, comme les chuchoteurs de l’Agone, que le vieux fait exprès de souffler le chaud et le froid, un peu comme un moyen de chantage. Mais d’aucuns considèrent que, même si la modestie ne l’étouffe pas, l’honnêteté intellectuelle demeure chez lui, une seconde nature. Où se situe la vérité ?
Anicet